Fontsante, la réalité finira bien par revenir

J’ai évoqué précédemment la caricature du projet Fontsante. Sur ce dossier l’ambiance a basculé dans l’irrationnel. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai demandé au porteur de projet, qui l’a accepté, de suspendre ce projet en ne donnant pas à la DREAL les pièces complémentaires qui devaient en finaliser l’instruction. Le nouveau conseil communautaire va ainsi pouvoir prendre la mesure des engagements pris par l’ancien. Certes, pour le moment, lorsque les élus communautaires qui avaient approuvé ce projet et se sont ensuite ravisés disent que c’est parce que le projet a changé, ils bénéficient d’une forme de préjugé favorable qui durera ce que durera cette période, mais cette période aura une fin.

Pour ceux qui sont curieux de vérité objective, l’article ci-dessous documente de façon claire cette vérité qui ne peut pour le moment être entendue. Le jour où elle le sera, tôt ou tard, cela n’aura certes plus de conséquences politiques puisque la période électorale sera passée, et c’était bien là ce qui intéressait ceux qui ont changé d’avis. Mais cela aura en revanche des conséquences juridiques. C’est le consentement communautaire qui a mécaniquement lié la commune de Callian par promesse de bail avec le groupement (Suez-Engie-Pasini) que la communauté avait adoubé. C’est ce même consentement communautaire, agrémenté des encouragements constants de divers représentants de la communauté, qui a engendré pour le groupement lauréat des investissements en termes d’étude qui se chiffrent en centaines de milliers d’euros. Si le projet ne se fait pas du fait de l’opposition de l’EPCI qui l’avait approuvé, la question de la compensation viendra évidemment sur le tapis, ce à quoi n’ont peut-être pas pensé ceux qui ont changé d’avis. Or faire peser sur le contribuable un risque financier est peu responsable. C’est pour cette raison que la suspension que j’ai demandée, plutôt que l’abandon, est une solution à la fois démocratique et responsable.

https://paysdefayence.blogspot.com/2020/07/elections-muncipales-tout-sest-joue-la.html

L’été 2020 : une saison touristique en forme de point d’interrogation

La situation sanitaire semble s’améliorer de façon continue au moment où ces lignes sont écrites. Les bars et restaurants ont pu ré-ouvrir, et des assouplissements des protocoles applicables peuvent raisonnablement être espérés lors des adaptations prévues pour le 22 juin. Il n’en demeure pas moins que cette amélioration est fragile et que, probablement avec peu ou moins d’étrangers, le succès de notre saison estivale, qui dépendra sans doute essentiellement de la clientèle française, reste parfaitement imprévisible. Les recettes de taxe de séjour sont donc destinées à baisser, en raison de l’ouverture tardive des structures, à laquelle risque de s’ajouter une moindre fréquentation estivale, alors même que les recettes de cette période pèsent 71% des nuitées au plan national. L’enjeu est d’importance, puisque le volume de taxe de séjour qui a été perçue l’an dernier était supérieur à 500 000 €. Cette taxe n’est pas un impôt mais une ressource affectée, elle alimente l’office de tourisme intercommunal (O.T.I.). Donc, plus cette ressource sera diminuée, et plus cette autonomie sera compromise, alors même qu’il s’agit là déjà d’un sujet difficile : lorsque tout allait bien l’O.T.I. n’atteignait déjà pas l’autonomie et n’équilibrait son budget qu’avec une subvention d’appoint versée par la communauté. 

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Callian 2020 : le cinquième mandat a commencé

C’est dans une atmosphère forcément particulière, en un lieu inhabituel (l’espace Bourgain, distanciation oblige) et à huis clos que le conseil municipal issu des élections du 15 mars a enfin pu être installé. Cette assemblée m’a honoré de sa confiance unanime pour mettre en œuvre un cinquième mandat de maire. Comme ce n’est pas précisément la première fois, l’on pourrait imaginer de l’extérieur une sorte de formalité routinière. Mais au contraire, ce moment a été riche en émotion, à l’idée notamment que j’atteindrai dans deux ans l’âge où j’aurai consacré la moitié de ma vie à cette responsabilité qui m’a beaucoup apporté et à laquelle j’ai tout donné. 

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Municipales : enfin le second tour

Sauf rebondissement sanitaire imprévisible à l’heure où ces lignes sont écrites, le second tour des élections municipales pourra enfin se tenir ce 28 juin. Cela concerne trois communes du pays de Fayence : Bagnols-en-Forêt, Fayence et Tanneron. A Bagnols quatre listes restent en lice, celles (dans l’ordre décroissant des scores du premier tour) de M.Bouchard, de M.Saillet, de M.Duyrat et de Mme Bertlot. A Fayence, deux des trois listes qualifiées se maintiennent, celle de M.Orfeo et celle de M.Henry. Et à Tanneron, les trois listes du premier tour se maintiennent, celle de M. Felix, celle de M.Bottero, et celle de M.Gastaud. Précisons enfin que dans le nouveau « canton de Roquebrune-sur-Argens » dont notre commune fait dorénavant partie, la même mécanique sera mise en œuvre dans les deux communes « du Sud » : Puget-sur-Argens (quatre listes) et Roquebrune-sur-Argens (trois listes). 

Une fois que ce second tour se sera déroulé, les conseils municipaux de ces trois communes pourront être installés, entre le vendredi et le dimanche d’après. Ce second tour aura aussi complété le conseil communautaire de la communauté de communes du pays de Fayence, en lui ajoutant six élus de Fayence, trois de Bagnols et deux de Tanneron. La date limite pour l’installation du conseil communautaire est, réglementairement, le troisième vendredi suivant le second tour de l’élection municipale. Ce sera alors la fin d’une période de « cohabitation » au sein des exécutifs communautaires, où se côtoient anciens et nouveaux élus, avec parfois des vice-présidents n’ayant plus aucun mandat municipal. Le vendredi 17 juillet au plus tard, le nouvel exécutif communautaire sera donc élu et installé. 

Que faire pour nos entreprises ?

Personne ne peut prédire la réponse de l’économie à la crise du COVID-19. Beaucoup redoutent une crise d’une ampleur inédite, qu’il faut tout faire pour prévenir. Dans ma lettre n°92 datée du mois de mai, je l’évoquais d’ailleurs en ces termes : « l’heure n’est plus aux mesurettes, il faut sauver notre économie par des mesures bien plus ambitieuses. A minima, il faut étudier l’exonération partielle ou totale de la fiscalité locale des entreprises (la CFE) ». Je persiste et je signe. 

Il importe donc que notre intercommunalité élabore un vrai plan de reprise, sur ce qui relève d’une de ses deux compétences directes : l’économie. Au moment d’élaborer ce plan, la difficulté majeure à surmonter est d’ordre réglementaire, car l’essentiel des leviers d’action sur les aides aux entreprises relève en effet des Régions, et surtout de l’Etat. Ce dernier a d’ailleurs agi de façon massive en tenant à flot, par le chômage partiel et par des aides directes, de très nombreuses entreprises. Les mesures directes qui soient à la portée des intercommunalités ne sont pas très nombreuses. Il y a par exemple, comme beaucoup de communautés sont en train de les mettre en œuvre, le soutien direct à la restauration via la distribution de « chèques restaurants » attribués aux employés des communautés ou aux bénévoles qui se sont spécialement impliqués pour le bien public au moment du confinement. Il y a aussi l’idée que, en tant que donneurs d’ordre qui initient des travaux, les communautés injectent des moyens dans l’économie, d’où l’urgence qu’il y a à ce que l’exécutif communautaire soit enfin constitué. Mais cela n’a de sens qu’à proportion de ce que les consultations et appels d’offres permettent aussi aux entreprises du territoire de tirer leur épingle du jeu, ce qui n’est pas toujours le cas sur notre territoire. 

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COVID : à qui se fier ?

La crise sanitaire sans précédent que nous traversons est d’abord une grande remise en cause de la domination et de la maitrise de la réalité et de la nature par le progrès technique et le développement économique. C’est un choc de l’imprévu et de l’imprévisibilité. Le panel des incertitudes est total : origine du virus, capacité du virus à muter, modalités de la contagion, durée de l’immunité arrivée d’une seconde vague, délai d’ici à l’arrivée d’un vaccin, sans parler bien sûr des conséquences socio-économiques. Les temps que nous vivons sont inédits. 

Où trouver de la certitude ? Les politiques de tous pays sont très conscients que leur parole institutionnelle est démonétisée, au point sans doute que cet épisode lui aura porté le coup de grâce. Leur mouvement naturel est donc de se reposer sur la communauté scientifique. Cela repose sur une vision unitaire de la science : Il est légitime de s’en remettre à ceux qui savent, et que la science soit convoquée par le pouvoir pour lutter contre l’épidémie. 

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Le dé-confinement en pays de Fayence : prévenir la catastrophe économique

Dans notre épreuve nous n’avons pas tout vu : l’immobilisation de l’économie française provoque déjà une récession inédite depuis la seconde guerre mondiale. Pour certains, qui s’imaginent que cela ne regarde que le sort de quelques entrepreneurs, tout cela reste abstrait et secondaire. C’est refuser de voir que des millions d’emplois sont menacés en France à très court terme, et que la locomotive de notre région, le tourisme, peut être une des premières victimes. La catastrophe économique ne peut que se traduire, par réaction en chaîne, par une catastrophe sociale ; le chômage par de la pauvreté, l’endettement par de l’inflation. Les pouvoirs publics, quel qu’en soit l’échelon, ont le devoir de tout mettre en œuvre pour éviter cela. L’Etat a déjà mobilisé des moyens considérables, mais il ne peut tout faire tout seul. Notre république est décentralisée, et d’autres échelons de pouvoirs publics ont des compétences en matière économique : c’est le cas des régions, et c‘est le cas des intercommunalités. 

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Le contrôle du confinement en pratique

La mise en œuvre du confinement général était un exercice inédit. Bien sûr, l’habitat dispersé qui caractérise notre structure démographique l’a plutôt rendu moins pénible qu’ailleurs. Mais tout le monde ne vit pas en maison individuelle avec jardin, et beaucoup de difficultés matérielles et morales se sont manifestées. A la difficulté de la promiscuité se sont ajoutées non seulement la longueur de l’exercice, mais aussi des sensations d’injustice devant les abus (heureusement marginaux) de quelques-uns, et devant les deux vagues d’arrivées de résidents secondaires qui ont été ressenties : l’une légale juste avant la mise en œuvre du confinement, l’autre un peu moins au début des vacances scolaires. Dans ce contexte, il était très important d’opérer le plus de contrôles possibles, et notre police municipale, en bonne intelligence avec celle de Montauroux, les a multipliés chaque jour. Cela a par exemple permis, la semaine du 30 mars, le contrôle de 130 véhicules et de 25 piétons ou joggers ; la semaine d’après, 327 véhicules et 42 piétons, puis 400 véhicules le dimanche de Pâques et 260 le lendemain. A ce jour, 1500 contrôles auront été effectués, amenant 13 verbalisations. Certes, le maillage du filet n’était sans doute pas parfait, mais cette activité visible, qui s’ajoute à celle de la brigade de gendarmerie, aura certainement contribué à ce que chacun reste raisonnable. 

Covid-19 : le casse-tête du retour à l’école

Deux catastrophes nous menacent. L’une est sanitaire, l’autre est économique et sociale. Le moyen de lutter contre la première (le confinement prolongé) amène la seconde. Inversement, le retour à la vie d’avant raviverait le risque de catastrophe sanitaire. Tout responsable public est donc placé devant deux impératifs contradictoires. La question de la réouverture des écoles est un beau cas de conscience dans ce genre, car elle s’accompagne, pour des raisons sanitaires (mais aussi un peu de protection juridique) d’un protocole draconien et extrêmement difficile à mettre en pratique, voire carrément impossible en maternelle, où c’est le sens même de cette scolarisation (le jeu, le rapport à l’autre) qui est nié, pour la bonne cause, par le protocole. 

Il y a deux options. La plus simple est de dire qu’au nom de la sécurité sanitaire on ne rouvre pas, et que tout cela peut bien attendre Septembre (où rien peut-être n’aura changé). L’inconvénient est que les communes qui prennent ce parti sont quand même bien obligées de mettre en place des garderies, sous peine de clouer chez eux des parents qui ont besoin de travailler, et dont l’économie française a besoin qu’ils travaillent. Alors qu’il y a d’autres arguments en faveur de la ré-ouverture : le besoin des enfants d’être placés en situation d’apprentissage et de socialisation, le besoin d’air de familles pressurées par des semaines de cohabitation permanente parfois difficile, et naturellement la capacité des parents de travailler. Et un dernier argument, non-dit mais bien présent : si en Septembre rien n’a changé (pas de vaccin ou de traitement), alors il faudra bien s’être rôdé à un mode de fonctionnement qui risque d’être le même. Ce sont ces arguments qui ont prévalu pour ce qui est de la commune de Callian. 

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Municipales : à quand les seconds tours ?

Inédite à bien des égards, notre situation l’est aussi sur le plan institutionnel. En effet les conseils municipaux élus lors du premier tour du 15 mars ne sont pas encore « installés » : ils le seront aux dernières nouvelles entre le 2 et le 6 juin. Dans les communes où un second tour, qui n’a pas pu avoir lieu, est nécessaire, il y a deux hypothèses. La première hypothèse est celle d’un second tour le 21 juin, à partir des résultats du premier tour du 15 mars. La seconde hypothèse est celle d’un second tour fin Septembre ou début Octobre, mais qui devrait alors s’accompagner d’une remise à zéro avec un nouveau premier tour, et donc potentiellement de nouvelles listes et de nouveaux candidats ou des candidats en moins. La notion décisive est ici celle du pivot électoral : on considère dans ce cas que le laps de temps entre les deux tours défait l’unité du scrutin et qu’il faut tout refaire. Rien n’a donc vraiment changé depuis ma lettre du mois dernier, si ce n’est qu’il est possible que cette question soit tranchée avant le 23 mai, délai invoqué jusqu’ici. 

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