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Prévention des inondations : une actualité dramatique à nos portes

La catastrophe qui vient de toucher les vallées de la Vésubie, de la Tinée et de la Roya (mais aussi nos voisins ligures) démontre une fois de plus que les phénomènes climatiques extrêmes tendent à se multiplier. La prévention des inondations, et la maîtrise du ruissellement induit par la densification de l’urbanisme que la loi ALUR a permise, est une priorité de nombreuses collectivités. La commune de Callian en a fait l’une de ses trois priorités du mandat qui commence.

C’est que ces questions relèvent du croisement, d’ailleurs parfois peu clair sur le plan opérationnel, de deux compétences. Il y a d’un côté celle qui est relative au pouvoir de police du maire (compétence communale), et de l’autre celle qui relève de la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Cette dernière compétence est communautaire, mais a été transmise dans notre cas au SMIAGE maralpin, syndicat mixte composé essentiellement par le Département des Alpes-Maritimes. 

Sur le front communal, nous avons identifié quatre secteurs sensibles à Callian. L’un de ces secteurs (le fond du chemin de Camiole) a déjà fait l’objet de travaux d’aménagement. Les deux suivants, celui de la route de Saint-Cézaire (entre les Touars et les Plaines de Mireur), et celui des Graous, font l’objet en ce moment d’études hydro-géologiques qui s’accompagnent d’une restitution aux quartiers concernés. Cette concertation publique a été entamée le 3 septembre dernier pour les uns, et va l’être ce 7 octobre pour les autres et débouchera sur un plan d’action. Pour le dernier secteur de cette première série de priorités (le chemin des Maures), la même démarche sera entreprise à moyen terme. Sur le front intercommunal, le SMIAGE s’est distingué par des interventions efficaces dont nous avons eu la chance de bénéficier juste avant le dernier épisode torrentiel, et qui ont donc été protectrices. Il s’agit essentiellement de travaux au vallon des Combes, pour débroussailler ou débarrasser des embâcles. 

Ces travaux et démarches démontrent que les collectivités sont pro-actives sur ce sujet qui devient de plus en plus prégnant. Mais cela ne dispense pas chacun de nous de sa contribution d’usager, en entretenant sa part de rive quand on en possède une, et en construisant effectivement les ouvrages de rétention d’eau prescrits dans les permis de construire. S’en remettre toujours aux seules collectivités, c’est s’exposer à ce que la compétence Gemapi donne lieu à la mise en place d’une taxe. Chacun de nous voit bien cette colonne Gemapi, pour l’instant vierge, sur le dos de son avis de taxes foncières. Au train où vont les choses, il faut bien se dire que cette colonne ne restera pas vide éternellement. 

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