Mois : avril 2021

Élections : comment font les autres ?

Personne ne peut prévoir aujourd’hui ce qu’il en sera du maintien ou non des élections locales (pour la Région et le Département) prévues à ce jour les 13 et 20 juin. On peut se demander comment des restaurants rouvriraient (s’ils rouvrent) le 15 mai et comment une élection serait alors impossible. On peut aussi se demander à quoi rimerait une élection sans campagne, avec peu de rencontres et très peu d’électeurs. Nos autorités avaient confié au conseil scientifique la charge de remettre sur ce sujet un rapport avant le début du mois d’avril. Ce rapport (visible par le lien ci-dessous) laisse évidemment au politique la charge de la décision, et se contente de lister un certain nombre de constats. Ne me prenant pas, contrairement à beaucoup de ceux dont je lis les avis sur les réseaux sociaux, pour une autorité scientifique, je mets à dessein de côté ces considérations pour me concentrer dans cet article sur une question : mais au fait, comment fait-on ailleurs ? 

Le constat est que très peu de pays dans le monde ont reporté plusieurs fois une échéance électorale, avec évidemment l’inconvénient en général d’une baisse parfois sévère de la participation. Bien sûr, partout où des élections ont été organisées, elles l’ont été avec de grandes précautions sanitaires, allant du respect des gestes-barrières à la distanciation (ce qui ne s’annonce pas facile avec les deux élections à la fois prévues chez nous), au port du masque évidemment, à la prise de température parfois, et parfois aussi avec des créneaux horaires conseillés ou obligatoires par âge. On le voit avec ce dernier exemple : ce qui est intéressant dans ce rapport tient à l’inventivité des mesures prises pour favoriser l’expression des suffrages malgré le contexte sanitaire défavorable. Et si les élections « covidées » pouvaient être le laboratoire des modes innovants des élections de demain ? On peut distinguer à cet égard trois pistes dans les mesures prises par nos voisins. 

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La fibre en pays de Fayence : un déploiement contrasté

On ne le dira jamais assez, le déploiement de la fibre et de l’Internet haut débit est une bénédiction. La vie économique, les gains de productivité et le télétravail (dont on entend tant parler) y gagnent grandement, ainsi bien sûr que l’accès aux loisirs et aux contenus multimédia. On peut y voir surtout l’arrivée d’un service public dans notre ruralité qui a plutôt tendance à en être dépeuplée. En cela, pour remettre un peu d’égalité entre les territoires, et lutter contre le sentiment de déclassement qui atteint certains de nos concitoyens, ce déploiement a une importance symbolique considérable. Ce sont les efforts conjoints de la Région (qui pilote le dispositif via le syndicat mixte SUD-THD où je siège), du Département, de l’Etat et des intercommunalités qui ont permis au coût « à la prise » de diminuer au point de permettre un tel déploiement.

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La ruralité, ou le point faible du maillage du radar institutionnel

Même si ce ne sont pas les articles les plus lus de cette lettre mensuelle, je reviens régulièrement sur cette notion de ruralité, qui nous concerne tant, et que nos radars institutionnels, si focalisés sur l’urbain, ont tant de mal à définir. Jusqu’ici en effet, la définition institutionnelle de la ruralité était une définition en creux : était rural ce qui ne pouvait être qualifié d’urbain. Mais comment faire la différence ? Le critère le plus souvent utilisé était purement quantitatif et démographique. Par exemple selon l’association des maires ruraux du Var, peuvent y adhérer les communes de moins de 2500 habitants (même si heureusement celles qui entre-temps dépassent ce seuil ont le droit de rester membres). D’autres instances fixent le critère plus bas ou plus haut, mais toujours sur un seuil qui est un nombre. 

On sait le problème que cette définition nous pose : elle exclut que la ruralité puisse être nombreuse, alors que chez nous elle l’est. Elle l’est si l’on s’en tient à l’origine du territoire, à ses paysages, à son mode d’habitat et de vie. Mais malgré ses 30 000 habitants d’aujourd’hui, cette ruralité reste apparemment trop rurale pour mériter un lycée qui serait d’après les services de l’Etat un lycée de confort.

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La vie numérique n’a pas que des défauts

Comme annoncé dans le programme électoral de notre liste « Callian 2020 » lors des dernières échéances municipales, notre équipe s’emploie à mettre en œuvre un vrai tournant environnemental et à inscrire la commune dans une démarche qui se veut plus éco-responsable. Cela passe notamment par la transition de la cantine scolaire, aussi par la création d’une police environnementale qui depuis quelques mois, est chargée de sensibiliser les usagers et de réprimer les délits en la matière. Mais cela doit aussi passer par une modernisation de notre service administratif et par le choix de privilégier l’utilisation des moyens de communication électronique plutôt que les habituels documents papiers, longs à photocopier, coûteux et souvent égarés.

La Commune de Callian a donc choisi de se munir de la solution KIDSCARE (filiale du groupe La Poste) dont le coût sera intégralement pris en charge par la municipalité. Véritable outil pédagogique, il est destiné à améliorer la communication entre la mairie, les écoles et les parents. Son utilisation est encadrée par une convention tripartite établie entre la Commune, KidsCare et l’Inspection Académique du Var. 

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