Mois : mars 2020

L’intercommunalité, la grande absente des débats publics

Ce changement que j’appelle de mes vœux repose sur une condition : c’est que l’avenir de la communauté devienne une question de projet au lieu de rester une question de personnes, et que l’élection communautaire soit un débat d’idées et de visions et non une intrigue de conclave. Cela parait évident à l’heure où le législateur a voulu donner au fait communautaire une importance telle que l’intercommunalité influe peut-être déjà plus sur le quotidien de chacun que ne le fait sa commune de résidence. 

Dans ces conditions, on s’attendrait à ce que chacun des candidats à l’élection municipale présente et détaille sa vision de l’intercommunalité. La perplexité est alors vive quand on lit parfois des prospectus entiers sans même que la question ne soit abordée, ou bien alors seulement sur le mode du « wait and see » : on verra bien qui sera là pour en discuter, et ce sera reparti pour l’habituelle intrigue de personnes. 

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Intercommunalité : après eux, le déluge !

Le coup de force de la gouvernance communautaire de la mi-juillet dernier en était le premier symptôme : il y a au Mas de Tassy des esprits si certains de détenir la vérité et en même temps si peu sûrs de leur capacité à capter les suffrages de leurs concitoyens (paradoxe qui devrait les intriguer), que rien n’est plus urgent pour eux que de graver dans le marbre le plus de dispositions possibles avant les échéances des 15 et 22 mars. Compte tenu du nombre de maires ne se représentant pas, et des risques qui pèsent sur certains de ceux qui se représentent, c’est là un défi à la prudence, au bon sens, et à l’élégance démocratique la plus élémentaire. 

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Municipales : pour débattre quand même

J’ai recensé un peu plus haut certains inconvénients de la configuration d’une élection municipale à candidature unique. Sans projet alternatif, c’est en effet une occasion de débat contradictoire qui serait manquée. La liste que je conduis, « Callian 2020 », n’a pas souhaité que cette absence de liste d’opposition escamote le débat. Les circonstances qui ont entouré notre première réunion publique, tenue le 13 février dernier, avec l’intervention de militants et d’associatifs extérieurs à la commune, nous y ont paradoxalement aidés. Chacun a bien vu que l’interpellation, les questions directes ou critiques n’étaient pas indésirables (ce qui n’a pas étonné ceux qui connaissent ma pratique quotidienne des échanges sur les réseaux sociaux), et la qualité du débat a fait honneur à l’exercice. Dorénavant sans concurrent, ce qui n’est avéré que depuis le 27 février dernier, nous poursuivons notre campagne dans le même esprit, là où d’autres considèreraient sans doute qu’il n’est plus besoin de rien faire. Ainsi, nous donnerons ce vendredi 6 mars une nouvelle réunion publique dans la plaine de Callian, au centre Agora, où la part belle sera donnée, non pas à un monologue du candidat tête de liste, mais au jeu des questions-réponses sans aucune exclusive. 

Municipales en pays de Fayence, des situations disparates

La période de dépôt des listes ayant pris fin, toutes les listes candidates à l’élection municipale dans les communes du pays de Fayence sont désormais connues. Il existe en gros deux sortes de cas de figure. Le premier cas de figure est celui des communes dont les maires ne se représentent pas : sans surprise, ce sont les élections qui s’annoncent les plus disputées, en tous cas sur le plan du nombre de listes, 5 à Bagnols, 4 à Fayence et 3 à Tanneron. Mons, dont le maire ne se représente pas non plus, est un cas particulier dans la mesure où le mode de scrutin permet encore le panachage et donc des listes partielles de dernière minute. Le second cas de figure est celui des communes dont le maire se représente, ou bien avec un concurrent (Montauroux, Saint Paul et Seillans) ou bien sans, comme c’est le cas à Callian et à Tourrettes. 

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